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Les modes du croire
Vol. 2 No 36 (2016)La croyance fait partie de ce qu'on appelle les modalités épistémiques, qui sont définies comme une force cognitive conduisant les sujets à prendre pour certain, soit quelque chose qu'ils peuvent prouver ou démontrer, soit quelque chose de non prouvable - mais plausible ou probable. Ainsi, la forme que prend cette force cognitive est celle du savoir - comme dans le cas du discours logique ou scientifique - et du croire - sous-entendu dans le discours politique, publicitaire ou religieux.
Les réflexions des contributions de ce numéro portent sur la modalité cognitive de la croyance et sur les manières de sa présentation dans les différentes sphères et discours : comme déterminant d'une activité, comme effet intentionnel, comme mode d'existence ou comme forme d'expression. -
Argumentación y polifonía enunciativa
Vol. 1 No 35 (2016)Pour la sémantique argumentative, le sens de nos mots, expressions ou énoncés n'est pas constitué par les choses, faits ou propriétés qu'ils dénotent, ni par les pensées ou croyances qu'ils suggèrent, mais par les chaînes ou discours polyphoniques-argumentatifs que ces mots, expressions ou énoncés évoquent. Sur la base de cette caractérisation de la signification, les différentes contributions ici réunies adoptent une approche non-référentialiste et non-véritativiste de la signification. Ils adoptent également le slogan polyphonique-argumentatif selon lequel derrière les mots il n'y a pas d'objets, mais des discours et des points de vue attribués à différents sujets (le locuteur, l'interlocuteur, la doxa, etc.) sur la base desquels les situations dont nous parlons sont représentées dans nos énoncés.
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La paradoja en el discurso
Vol. 2 No 34 (2015)Tant du point de vue de la rhétorique que du point de vue de la logique, les paradoxes constituent un rejet de la doxa, une subversion de nos croyances et connaissances les plus profondément ancrées. D'où notre besoin constant de leur fournir une "solution" qui nous ramène aux limites du bon commun ou du bon sens.
Contrairement à de telles considérations, la persistance des paradoxes dans une multiplicité de discours et de formes de vie au fil du temps, comme le montrent les contributions rassemblées ici, suggère qu'ils constituent un authentique principe d'organisation discursive, dont nous n'avons pas fini d'évaluer l'importance et les implications théoriques et épistémologiques. -
La inmanencia en cuestión III
Vol. 1 No 33 (2015)Les trois volumes qui composent L'immanence en question ne prétendent pas établir, à la manière d'une entrée d'encyclopédie, le sens que l'on souhaite donner à l'immanence. Au contraire, on peut dire que la recherche sur cette problématique a été mise à jour avec ses positions divergentes et ses différentes interprétations. L'acquisition majeure de ces réflexions et l'un de leurs points de conclusion est peut-être que la question de l'immanence est l'un des traits distinctifs de la sémiotique.
Dans ce troisième volet, l'immanence apparaît comme une double dynamique : une instance sémiotique qui possède ses propres stratégies d'autoconstitution et de manifestation, ou une compétence à faire fructifier les pratiques sémiotiques. -
La inmanencia en cuestión - II
Vol. 2 No 32 (2014)Ce deuxième volet poursuit la réflexion sur l'immanence entamée dans le volume précédent, cette fois du point de vue de sa complexité. Cette caractéristique de l'immanence réside dans le fait qu'elle possède une double essence - celle d'être absolue et relative, catégorique et divergente - et une double référence - à une strate inhérente aux objets signifiants et à la postulation de la méthode par laquelle ils doivent être analysés.
Les fondateurs de la sémiotique ont postulé l'immanence absolue comme principe inaugural et distinctif de la discipline, mais les auteurs de ce volume soulignent que la notion discutée n'a jamais été un bloc monolithique et incontesté, mais une complexité qui donne lieu à des divergences. -
La inmanencia en cuestión - I
Vol. 1 No 31 (2014)Maintenir à l'ordre du jour la problématique de l'immanence, c'est nourrir une source de conflit au sein des études sémiotiques. Tel a été le but de lancer dans le débat l'un des piliers des sciences du langage sur lequel s'est fondée la certitude inébranlable de la sémiotique. En effet, le fondement immanent de la théorie du sens était considéré comme capable de traverser indemne d'abord l'hypothèse structurale, puis les multiples directions prises par la sémiotique post-structurale.
Les textes sélectionnés pour ce volume suivent une orientation historico-théorique et retracent certaines des étapes qui, partant des débuts, conduisent aux évolutions les plus récentes de l'hypothèse de l'immanence. -
Variaciones semióticas del acorde
Vol. 2 No 30 (2013)L'incorporation de la dissonance dans la composition de l'accord a constitué une redéfinition radicale qui a transformé la musique contemporaine et s'est étendue à tout le domaine de l'esthèse. Ainsi, reprendre la notion actuelle d'accord comme axe d'une réflexion générale sur le sens implique d'établir une relation différente avec le langage musical et, plus profondément, avec le sensible.
Les articles de ce numéro reflètent la puissance sémantique d'un terme qui traverse plusieurs domaines, tout en s'articulant autour de deux confluences principales : la référence, métaphorique ou non, à la conception musicale de l'accord, et la tension du concept lui-même dans les différentes disciplines à partir desquelles il est abordé. -
Los márgenes, las orillas, los bordes
Vol. 1 No 29 (2013)Contrairement aux conceptions qui alimentent l'idée que le centre est le lieu où le sens est généré, les travaux réunis ici proposent une perspective différente où la marge, le bord et la frontière sont le centre d'intérêt et même le point de départ pour penser le centre d'une manière différente. Ces figures liminaires sont examinées dans les œuvres littéraires, picturales et textiles, ainsi que dans le fonctionnement sémiotique de la culture elle-même.
Déplacer l'attention vers les marges implique de transformer les valeurs qui sont promues et de donner un sens constitutif à ce qui encadre ou circonscrit le centre. Les marges, les bords et les frontières deviennent ainsi des lieux où le sens est renforcé. -
El color: materia y forma
Vol. 2 No 28 (2012)Face à des textes à dominante visuelle, lorsque la couleur met en avant la matière, notamment à travers la forme de l'expression, plusieurs questions se posent : de quel type de matière parle-t-on, celle que la sémiotique définissait, dans un premier temps, comme un " manifestant sémiotiquement informe ", ou s'agit-il d'une matière chromatique qui correspond à une théorisation de la couleur qui interprète la matérialité des pigments comme un formant de la " substance " colorée ? Face à ce dilemme théorique et conceptuel et dans la lignée des plus récentes avancées de la sémiotique, les auteurs ici réunis proposent une réflexion singulière sur les relations entre couleur, matière et forme.
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Formas de la lentitud II
Vol. 1 No 27 (2012)Si "se dépêcher lentement" était le paradoxe qui animait le projet général formes de lenteur et, en particulier, le premier volume, c'est maintenant "rebond et redoublement de la lenteur" le syntagme qui encourage ce nouveau numéro. Appliquer à la lenteur deux termes que les discours attribuent habituellement à la vitesse nous place dans une perspective différente pour montrer que la lenteur, dans sa propre loi jugée, peut aussi atteindre son excès de vitesse et que la vitesse n'est pas la seule à conduire à la perte de sens.
Les contributions réunies montrent que l'étude de la lenteur fait l'objet d'une myriade de corrélations impliquant la tonicité, la temporalité, la spatialité et même la rythmique.












